Hydro-Québec – Fils électriques ; enfouir ou non
By grydladziepo on août 31, 2011 with Commentaires 0
Hydro-Québec – Fils électriques ; enfouir ou non
Mise à jour le mercredi 31 août 2011 à 20 h 55 HAE
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Photo: La Presse Canadienne /Jacques Boissinot |
La Commission des services électriques de Montréal estime que le passage de l’ouragan Irène met en lumière la nécessité de mettre sur pied un réseau électrique moins vulnérable.
Au Québec, seulement 10 % des fils électriques sont enfouis, malgré le rapport Nicolet qui demandait au gouvernement d’en faire une priorité après la crise du verglas en 1998.
Le principal frein à l’enfouissement du réseau, ce sont les coûts : jusqu’à 4 millions de dollars pour un seul kilomètre de ligne, selon Hydro-Québec.
« Il faut absolument qu’on le regarde d’un oeil beaucoup plus large, pas juste en termes de coût initial, mais en termes de ce qu’on en retire après que c’est fait », affirme Serge Boileau, président de la Commission des services électriques de Montréal, un organisme qui a comme mission de favoriser l’enfouissement des réseaux câblés dans la métropole.
Certaines villes, dont Montréal, ont adopté des règlements pour obliger le raccordement à un réseau souterrain de tout nouveau développement résidentiel. Dans la métropole, 45 % des fils sont enfouis. Mais la conversion de réseaux aériens en souterrains se fait très peu.
Pas la panacée
De son côté, Hydro-Québec ne voit pas que des avantages à un réseau souterrain. S’il y a un bris, il faut souvent plus de temps pour trouver le problème, selon la société d’État. De plus, si la ligne de distribution flanche, les deux types de réseaux peuvent être affectés.
« Un réseau de distribution souterrain, dans le cadre du verglas, n’aurait pas nécessairement fait en sorte qu’il n’y aurait pas eu de panne, puisque c’est vraiment le réseau de distribution, les grandes lignes à haute tension, qui a été endommagé », explique Louis-Olivier Batty, d’Hydro-Québec.
Malgré tout, l’enfouissement des fils électriques est une pratique courante dans plusieurs pays européens. En Allemagne et en Belgique, plus de 70 % des lignes sont enfouies. Au Québec, ce taux atteint à peine 9 %.
D’après un reportage de Bruno Coulombe
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