Plan Nord – Charest veut faire du Nord une destination de classe mondiale

Plan Nord – Charest veut faire du Nord une destination de classe mondiale

Le gouvernement Charest a annoncé mercredi sa stratégie pour développer le tourisme dans le cadre du Plan Nord. Québec souhaite faire du Nord québécois une destination de classe mondiale d’ici 2021.

Dans 10 ans, le gouvernement souhaite attirer 200 000 touristes de plus que les 300 000 qui se rendent déjà annuellement au nord du 49e parallèle.

Les investissements nécessaires à la mise en oeuvre de la stratégie de développement du gouvernement sont évalués à 70 millions de dollars. Québec investira 32 millions de dollars, et le reste du financement sera assumé par les principales instances économiques du territoire.

Ces sommes serviront principalement à la construction d’infrastructures touristiques, mais aussi à la mise sur pied d’attraits et de produits touristiques, ainsi qu’à la formation de ressources humaines. Les investissements permettront aussi de faire de la promotion et de la mise en marché.

« L’argent va servir à améliorer l’offre qui existe déjà et de créer une nouvelle offre », a précisé la ministre du Tourisme, Nicole Ménard. Concrètement, la ministre parle par exemple de la construction d’hôtels, d’auberges, de maisons touristiques ou encore de pourvoiries.

Le gouvernement veut notamment faire connaître des points d’intérêt comme les monts Torngat, le cratère du Parc national des Pingualuit, le lac Mistassini et le barrage Daniel-Johnson.

« Avec ses paysages, ses milieux naturels et patrimoniaux uniques, le Nord du Québec recèle un potentiel touristique énorme, mais trop peu connu. » — Jean Charest

En outre, le ministre responsable des Affaires autochtones, Geoffrey Kelley, estime que cette stratégie touristique contribuera à l’amélioration de la qualité de vie des populations autochtones par la création d’emplois et la mise en valeur de leur culture. « Le tourisme permettra de valoriser leurs connaissances et leurs traditions, et servira de véhicule à leur fierté », a dit le ministre Kelley.

Des défis à relever

Parmi les obstacles au développement touristique du Nord, plusieurs soulignent les coûts élevés du transport. Actuellement, un billet d’avion entre Montréal et Kuujjuaq coûte entre 2000 et 3000 $.

Manon Cyr, mairesse de Chibougamau, avoue qu’il y a plusieurs défis à relever pour développer le tourisme en région éloignée. « Effectivement, il y a des problématiques, les coûts de transport d’avion, l’hébergement qui n’est pas égal partout et pas toujours de qualité », affirme-t-elle.

Mme Cyr croit que la stratégie du gouvernement viendra donner un coup de pouce supplémentaire aux entrepreneurs qui souhaitent actuellement développer des produits touristiques et de l’hébergement.

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