Couillard accuse le PQ de vouloir refaire l’élection de 2012

Couillard accuse le PQ de vouloir refaire l’élection de 2012

Le chef du Parti libéral du Québec, Philippe Couillard, a dû répondre lundi à plusieurs questions sur la commission Charbonneau au lendemain des déclarations d’un candidat libéral sur les circonstances ayant mené à la mise en place d’une commission d’enquête sur l’industrie de la construction.

Le candidat libéral dans Portneuf, Michel Matte, a affirmé que derrière les portes closes du caucus libéral, des députés dissidents avaient exprimé le souhait qu’une commission d’enquête soit mandatée le plus rapidement possible, malgré les résistances publiques de l’ancien premier ministre Jean Charest.

« Il y a toujours des discussions dans les caucus, a soutenu Philippe Couillard. Ce qui est important de rappeler à la population, c’est que la commission Charbonneau est en place, qu’elle a été créée par le gouvernement libéral et qu’elle va faire ses recommandations, qui devront être suivies. »

Le chef libéral n’a pas nié qu’il pensait que la commission d’enquête aurait dû être déclenchée plus tôt. « Je pense que cela aurait été bénéfique de la faire plus tôt. Ceci dit, elle est en place et son effet bénéfique va être le même. Ce n’est pas le délai de mise en place qui va faire en sorte qu’elle est moins utile. Au contraire, elle risque d’être même plus utile », a soutenu M. Couillard.

« On ne refait pas l’élection de septembre 2012. Elle a eu lieu, les Québécois se sont prononcés, on est maintenant à une élection d’avril 2014. » — Philippe Couillard

Philippe Couillard a accusé le Parti québécois et sa chef, Pauline Marois, de vouloir faire diversion avec des sujets comme un éventuel référendum, des allégations d’irrégularités électorales, ce qu’il a décrit comme une attaque « presque grotesque » du PQ contre le Directeur général des élections, et même les mesures de renforcement de la Charte de la langue française. À ce sujet, M. Couillard estime que le français se porte bien au Québec et n’apporterait donc aucune modification à la loi 101 actuelle. Il a qualifié de « vexatoires » les mesures proposées par le PQ.

« Je mets ça dans le grand sac des diversions qui visent à toujours ramener les Québécois dans un état d’inquiétude, d’appréhension : on est assiégé, on nous menace de partout, de façon à les amener dans la « cage à homards ». On a déjà vu ça, c’est la même manœuvre chaque fois », a lancé le chef libéral, rappelant une métaphore déjà employée par l’ex-premier ministre Jacques Parizeau pour illustrer les conséquences d’un « oui » au référendum.

Encourager la rénovation domiciliaire

Entouré de candidats de la région de l’Estrie, M. Couillard était à Sherbrooke pour faire la promesse de mettre en place un nouveau crédit d’impôt en matière de rénovation domiciliaire. Il a décrit ce type de mesures comme un « outil puissant de relance à court terme de l’emploi ». Le chef libéral a affirmé que cette mesure serait efficace contre le travail au noir, puisque pour avoir droit au crédit, un propriétaire doit présenter ses factures.

Les libéraux proposent un crédit d’impôt de 20 %, jusqu’à concurrence de 2500 $, pour des dépenses de rénovation minimales de 3000 $ effectuées avant le 31 décembre 2016.

Tous les propriétaires de leur résidence principale, que ce soit une maison unifamiliale, un copropriété ou un immeuble de deux ou trois logements, pourraient profiter de ce crédit d’impôt. S’y ajouteraient les maisons intergénérationnelles et les adaptations de domicile pour personnes handicapées et aînées en perte d’autonomie.

Le crédit pour rénovation verte, qui doit prendre fin en décembre prochain, serait intégré au nouveau crédit d’impôt et, donc, prolongé jusqu’en décembre 2016.

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