Fin des classes riche en émotions pour les élèves de l’École Baril

Fin des classes riche en émotions pour les élèves de l’École Baril

Le reportage d’Anne-Louise Despatie

Des centaines d’élèves de l’École Baril, qui ont dû quitter leur établissement il y a trois ans en raison des moisissures, ont vécu une fin d’année bien particulière. Ils ont rencontré la semaine dernière le premier ministre Philippe Couillard et le ministre de l’Éducation Yves Bolduc pour leur présenter un livre qu’ils ont créé afin de témoigner de leur vécu.

Dans le recueil intitulé Notre école à faire rêver, on retrouve des poèmes, mais aussi des lettres adressées au premier ministre sur les grands bouleversements qui ont marqué leur parcours scolaire.

« J’ai une école dans mon quartier, mais elle est fermée. Ensuite, j’ai appris que l’École Baril était contaminée de moisissures et que ça rendait les élèves et les profs malades.  » — Amadou

« Alors, nous sommes allés à l’école Hochelaga. Quand j’étais à l’école Hochelaga, je vomissais et mon prof était malade toute l’année. » — Zachary

Depuis la fermeture de leur école, les élèves ont dû déménager deux fois parce qu’ils ont été relogés dans d’autres écoles aux prises avec des moisissures.

L’idée de créer un livre a germé dans la classe mixte de 3e et 4e année de Michèle Henrichon, mais toute l’école Baril, hébergée à l’école secondaire Louis Riel, y a participé.

Leur rencontre avec le premier ministre les a marqués. « Je me suis sentie fière, toute drôle et un peu unique », raconte Gabriel.

Pour l’enseignante Michèle Henrichon, le projet a été fructueux. « Je pense qu’ils ont vécu une belle expérience, pis je pense que l’essentiel, c’est de savoir qu’ils sont capables d’aller loin en travaillant. »

Toute la classe a également été rassurée par les propos du premier ministre. « Il a dit qu’on pourrait avoir notre école à peu près en 2016 », rapporte Gabriel. 

Reste toutefois encore beaucoup d’étapes à franchir pour reconstruire l’école Baril, qui fait l’objet d’un avis patrimonial défavorable à sa démolition.

« Le patrimoine, il veut garder les murs, mais les murs sont contaminés. Ça fait qu’ils aiment mieux les murs que nous », glisse Jad.  Les enfants comprennent ce qu’ils peuvent de ce long processus, mais ils rêvent à leur nouvelle école de quartier pour l’automne 2016.

D’après les reportages d’Anne-Louise Despastie et Olivier Bachand

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