Les services secrets canadiens sous pression budgétaire depuis 2012

Les services secrets canadiens sous pression budgétaire depuis 2012

Le Service canadien du renseignement de sécurité (SCRS), qui protège les Canadiens contre les principales menaces extrémistes, compose avec « des pressions opérationnelles considérables » à cause de restrictions budgétaires de plusieurs millions de dollars, qui ont pour conséquence des « réductions d’effectifs », selon des documents internes rendus publics.

« Le SCRS continue de composer avec des pressions opérationnelles considérables [...] L’effet cumulatif des pressions en matière de ressources pourrait exiger un rajustement dans l’avenir », lit-on dans ces documents rédigés par l’agence en juillet 2013 et destinés au ministre de la Sécurité publique, Steven Blaney, qui venait alors d’entrer en fonction.

Dans un autre document préparé à la suite d’une requête du Directeur parlementaire du budget en avril 2013, le SCRS prévoit que les compressions auront pour conséquence des « réductions d’effectifs ». Pour 2013-2014, le SCRS a ainsi prévu que l’« équivalent » de 55 postes à temps plein serait supprimé. Pour 2012-2013, le SCRS indique que l’équivalent de 10 postes à temps plein a été supprimé. Mais les services secrets canadiens ne prévoient pas de « mises à pied » en tant que telles, indique le SCRS dans des documents préparés pour le ministre.

Le budget du SCRS, qui compte 3177 employés, s’élève à 464,4 millions de dollars pour l’exercice financier 2013-2014. Le SCRS prévoit une réduction budgétaire de 10 millions de dollars dans un avenir proche.

L’enveloppe budgétaire des services secrets canadiens a aussi été réduite de 15 millions de dollars en 2012-2013, à la suite du Plan d’action pour la réduction du déficit dans le budget, mis en place par le gouvernement conservateur.

Les documents de transition à l’intention du ministre et la demande d’information rédigés par le SCRS pour la Directrice parlementaire du budget avaient été rendus publics cet été, à la suite d’une demande d’accès à l’information.

Les deux tiers des économies ont été obtenus grâce à la mise en place de mesure « d’efficience » et « l’adoption de solutions technologiques », lit-on dans ces documents.

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